resultats

archipel

logo moodle


etudier geo
 

bacc geo
 

lesMetiersDeLaGeographie

numéro spécial sur le thème « Le développement des territoires dans un contexte de restructuration de l’État »

Économie et solidarités | Vol 44, num. 1 et 2, 2017

(daté de 2014-la revue étant en retard)

Econimie et Solidarites

Sous la direction de Guy Chiasson, professeur, Université du Québec en Outaouais et Juan-Luis Klein, professeur, Département de Géographie de l'UQAM.

Cliquer ici ou sur l'image pour accéder au numéro spécial en ligne sur le site internet de la revue

 

 

Sommaire (15 articles) 
Présentation 
Le développement des territoires dans un contexte de restructuration de l’État 
Guy Chiasson et Juan-Luis Klein  | p. 1–7 
Territoires MRC du Québec : planification et gouvernance d’État 
Marc-Urbain Proulx  | p. 8–25 
Résumé  
En 1979, au Québec, on adopta une approche territoriale intitulée « perspective communautaire nouvelle ». Par voie de législation, les territoires supralocaux que sont les MRC (municipalités régionales de comté) ont été établis. À des degrés variables, ces aires de gestion ont fait l’objet d’une construction institutionnelle progressive par l’exercice de nouvelles fonctions publiques. Notre hypothèse est que les territoires des MRC présentent des spécificités étatiques. Sur la base d’un cadre théorique intégrateur apporté par la planification, les faits recueillis en plusieurs saisies documentaires permettent d’analyser les principaux attributs de la gouvernance territoriale. Tout en validant notre hypothèse, la mise à jour de ces données montre un hiatus très actuel. Une enquête récente permet à cet effet d’illustrer comment la médiation intersectorielle peut alimenter la poursuite du progrès institutionnel, ce qui représente un enjeu central pour la planification territoriale des MRC. 
Quel gouvernement des réformes territoriales ? La recomposition des collectivités françaises en 2014 
Mehdi Arrignon | p. 26–42 
Résumé  
La loi française sur la nouvelle organisation territoriale de la République a mis en place des instruments financiers et réglementaires renforcés pour amener les collectivités à se regrouper. La réforme territoriale exprime-t-elle de nouveaux types de relations entre l’État et les collectivités? L’article montre qu’avec la fusion de collectivités et la redistribution des compétences on assiste à une reprise en main des pouvoirs locaux par des modalités de dotations budgétaires ainsi que par des cadres réglementaires et juridiques plus stricts en France. 
Les référentiels, les médiateurs et la mise en cohérence de l’action publique territoriale au Québec (2000-2016) 
Serge Belley | p. 43–63 
Résumé  
À l’aide des notions de référentiel, d’acteur-médiateur et de ressource, ce texte montre que la redéfinition de la gouvernance municipale et territoriale québécoise au cours de la période 2000-2016 découle de trois facteurs principaux : l’accentuation du référentiel de redressement des finances publiques; les efforts de mise en cohérence du secteur municipal avec les normes socioéconomiques qui caractérisent ce référentiel; l’impact des changements ainsi apportés sur la structuration du secteur et le positionnement des acteurs sociaux. Si l’étude montre que l’analyse par les référentiels s’avère pertinente pour comprendre la transformation des politiques publiques, il ressort aussi que les changements de gouvernement, le temps et les stratégies des acteurs jouent un rôle. 
Fermer la parenthèse régionale : retour au municipal ! 
Guy Chiasson, Yann Fournis et Anne Mévellec | p. 64–83 
Résumé  
Ce texte interroge la portée d’une série de réformes en matière de développement local et régional annoncées par le gouvernement du Québec depuis l’automne 2014. Ces réformes, hautement critiquées pour avoir supprimé les institutions régionales, impliquent aussi une redéfinition des rôles des municipalités dans le développement des territoires. En s’appuyant sur la littérature sur le monde municipal au Canada, nous testons une double hypothèse voulant que 1) le Québec se soit doté dans les années 1990 et 2000 d’une politique régionale qui s’appuie sur un rôle plus politique des élus, se démarquant ainsi de la fonction traditionnelle des municipalités canadiennes comme pourvoyeuses de services locaux de base et 2) que la série de récentes réformes en matière de développement régional correspond à la fois à une « municipalisation du développement » ainsi qu’à un retour au traditionnel modèle municipal canadien. En conclusion, nous discutons ce triple déplacement du centre de gravité du pouvoir territorial (au profit des municipalités, des élus et des grandes villes) au regard de la restructuration de l’État. 
Vers de nouveaux modèles d’action en développement territorial : l’expérimentation à l’échelle locale de la transition vers le « buen vivir » 
Jean-Marc Fontan, Juan Luis Klein, Jacques Caillouette, Mélanie Doyon, Benoit Lévesque , Diane-Gabrielle Tremblay, Pierre-André Tremblay et Catherine Trudelle | p. 84–102 
Résumé  
Ce texte porte sur le renouvellement des modèles d’action en développement des territoires en réponse à l’incapacité des politiques publiques de donner une réponse satisfaisante aux besoins et aux aspirations des citoyens et des communautés. Il explore les pistes d’un modèle alternatif au modèle néolibéral à partir de l’analyse de deux expérimentations, celles de Parole d’excluEs à Montréal et de Saint-Camille, en Estrie. Ces deux expérimentations mettent en oeuvre un leadership partagé, une gouvernance inclusive et le développement de capacités réflexives basées sur le croisement de savoirs et sur la collaboration entre la recherche et l’action. À travers les expériences menées, nous voyons émerger un modèle qui met en exergue le milieu de vie et non pas la croissance, dans une perspective convergente avec celle de l’approche du bien-vivre (buen vivir). 
 
Numérique, télétravail, développement des territoires ruraux. Analyse et résultats des politiques publiques québécoises 
Arnaud Scaillerez et Diane-Gabrielle Tremblay | p. 103–121 
Résumé  
La situation économique mondiale crée des inégalités territoriales et sociales. En parallèle, le numérique ne cesse de prendre de l’ampleur et peut contribuer à créer de l’emploi, à réduire les écarts sociaux et même territoriaux. Au Québec, de nombreux dispositifs destinés à développer le numérique dans tout le territoire ont été mis en place. Le but est de stimuler l’activité économique et de réduire le chômage. Certains secteurs territoriaux, majoritairement urbains, voire périurbains, tirent leur épingle du jeu. En revanche, les secteurs ruraux les plus éloignés ou les plus proches de grands pôles économiques qui aspirent toute l’activité se retrouvent exclus de cette dynamique. C’est afin de réduire ces écarts territoriaux que le gouvernement québécois a développé différents dispositifs favorisant le déploiement du numérique, y compris dans les zones rurales dévitalisées. Grâce à ce développement technologique, les façons de travailler se diversifient en réponse à la fois au contexte économique (qui incite à une plus grande productivité) et aux attentes des employés désireux de voir s’améliorer la conciliation entre leur travail et leur vie privée. Le travail à distance prend de plus en plus d’importance au Québec et il obtient déjà des résultats significatifs dans certaines régions rurales caractérisées par une perte démographique et une baisse d’attractivité économique. La recherche porte sur neuf municipalités régionales de comté (MRC) québécoises (Les Appalaches, Argenteuil, Arthabaska, Brome-Missisquoi, Charlevoix, Papineau, Les Sources, Témiscamingue et Vaudreuil-Soulanges). Nous avons interrogé des professionnels chargés de l’introduction du numérique ainsi que des professionnels des ressources humaines responsables de l’intégration du télétravail et des nouvelles technologies au sein de ces territoires. L’objet de notre étude est de présenter le dispositif mis en place par le Québec en matière de numérique et de télétravail afin d’en exposer les résultats obtenus au sein de la ruralité. 
Le rôle des collectivités territoriales dans le développement local à l’ère des réformes en Algérie. Le cas des communes de Bejaia 
Kahina Moussaoui et Khelloudja Arabi | p. 122–133 
Résumé  
Le but de cette contribution est de mettre en lumière la mise en oeuvre du processus du développement local par les collectivités communales dans le cadre des transitions actuelles en Algérie, notamment, dans le contexte de l’exercice de la décentralisation au niveau de ces collectivités. Notre intérêt vise à démontrer comment la commune constitue un acteur de développement local, étant considérée comme la collectivité territoriale de base et l’assise de la décentralisation en Algérie. Comment peut-elle donc contribuer à la quête du développement de son territoire? L’objectif est alors de mettre en relief la relation entre l’État, les communes et les territoires de celles-ci. 
Identité(s), gouvernance villageoise et développement territorial viable en Kabylie : enquête auprès de la diaspora 
Cécile Perret et Christiane Gagnon | p. 134–151 
Résumé  
Cette recherche tente de problématiser les rapports entre identité(s) – dont l’identité territoriale conçue comme l’une des composantes d’un développement territorial viable –, capital social, territoire, gouvernance et État en Kabylie. À cette fin, 1) nous mettons en évidence les liens entre identité(s) et formes diverses de capital social et 2) nous analysons l’action de l’État et l’action des comités de villages kabyles – qui sont une survivance du mode de gouvernance traditionnel des villages –, pour voir si ces actions, qui représentent deux formes de capital social, sont complémentaires ou substituables. Les résultats d’une enquête originale permettent de proposer un schéma global qui souligne la place de l’identité dans le développement territorial. 
Hors thème 
Les paradoxes de la transformation d’une association en coopérative de solidarité : le cas de l’Accorderie de Québec 
Myriam Michaud et Luc K. Audebrand | p. 152–168 
Résumé  
Cet article vise à approfondir les connaissances sur les défis et les enjeux complexes des coopératives de solidarité, une configuration multisociétaire qui doit compter au moins deux catégories de membres parmi les suivantes : consommateurs, producteurs, travailleurs et membres de soutien. Bien qu’il s’agisse d’une innovation sociale qui répond aux besoins d’acteurs du développement socioéconomique communautaire, la coopérative de solidarité reste, à ce jour, peu étudiée. Afin d’améliorer notre compréhension de ce modèle d’entreprise, nous étudions le cas de l’Accorderie de Québec, qui a entrepris un processus de transformation, passant d’une structure associative (OBNL) à une structure de coopérative multisociétaire (coopérative de solidarité). Notre étude de cas nous conduit à mettre en évidence certains paradoxes vécus dans cette coopérative de solidarité, contribuant ainsi à enrichir les connaissances des enjeux entourant cette nouvelle forme organisationnelle. 
Rubriques 
Notes de recherche 
Décentralisation à la française et innovation sociale : un compromis impossible 
Pierre-Antoine Landel et Bernard Pecqueur | p. 169–182 
Filière éolienne dans la MRC de Rivière-du-Loup : résistance et nouvelles solidarités 
Karina Soucy | p. 183–192 
Expérience d’économie sociale 
L’avancement de l’économie sociale en lien avec le monde syndical 
Marc Picard | p. 193–198 
Comptes rendus 
Quand travailler enferme dans la pauvreté et la précarité. Travailleuses et travailleurs pauvres dans le monde, Carole Yerochewski (2014), Québec, Presses de l’Université du Québec, 186 p. 
Louise Boivin  | p. 199–201 
Techniciens de l’organisation sociale. La réorganisation de l’assistance catholique privée à Montréal (1930-1974), Amélie Bourbeau (2015), Montréal, McGill-Queen’s University Press, 295 p. 
Jacques L. Boucher | p. 202–204

 

Suivez-nous :     instagram  twitter  fb  rss